Je vous présente enfin ma création sur le thème « fausse fourrure » : un gilet molletonné entièrement recouvert de cotons démaquillants teints.
Modèle : Canelle Rocha




Pensez vous que les événements extraordinaires peuvent faire oublier le quotidien en offrant une vie meilleure ?
Il semblerait que l’extraordinaire sorte de ce qu’il y a de courant. C’est ce qui est exceptionnel, insolite, étonnant, hors du commun ou qui sort de la moyenne par ses qualités. Au contraire, il n’y a rien de plus ordinaire que le quotidien, les faits et gestes que l’on reproduit chaque jour, ce qu’on appelle généralement de façon négative « la routine ».
C’est pourquoi nous nous demandons si les évènements extraordinaires peuvent faire oublier le quotidien en offrant une vie meilleure.
Pour répondre à cette interrogation nous nous demanderons dans un premier temps pourquoi échapper à la routine, puis nous verrons dans quelles mesures l’extraordinaire peut nous rendre heureux.
6h20 – le réveil sonne ; 6h25 – deuxième réveil ; 6h30 – on se lève ; un thé vert à la menthe, trois tartines de confiture de figue, deux cachets à avaler ; 6h50 – déjà en retard on s’habille en vitesse, un bref tour à la salle de bain et on fonce prendre le métro de 7h09. Deux métros, 13 arrêts, un bus. Tout est écrit et on suit le même schéma tous les jours : à force, on ne sent plus vraiment le goût de la menthe et de la figue, on ne se souvient plus si on a déjà pris nos cachets ou non et on utilise seulement un quart de notre garde robe. On rentre dans une routine où on fait tout de façon mécanique sans même y penser. Mais pourquoi et comment y rentre-t-on ? Avec la modernisation, la mécanisation puis la surconsommation, le rapport au temps a complètement changé : des horaires à respecter, un agenda à remplir, et il n’est plus question de « perdre son temps » car comme le disait Franklin : « Le temps, c’est de l’argent. ». On conserve donc le chemin le plus rapide, efficace et rentable pour mener nos actions quotidiennes et notre vie se résume à « métro, boulot, dodo ». Aussi, les portables, tablettes et autres appareils virtuels nous coupent du présent en nous sollicitant en permanence et nous empêche de savourer les bons moments. Ce mode de vie, stressant, fatiguant et peu épanouissant, mène de nombreuses personnes à la dépression, au « burn out » et développe de nombreuses maladies, d’où l’urgence de sortir de la routine.
Cela explique la tendance actuelle de livres, sites et vidéos de développement personnel et de « lifestyle », le retour au yoga, à la méditation, à la sophrologie… Nous avons un besoin urgent de prendre soin de nous et de nous reconnecter à l’instant présent pour réapprendre à prendre le temps et à redécouvrir tous les jours, le goût du thé et de la figue, le plaisir de choisir une tenue parmi tous nos vêtements, l’odeur du savon, de la crème, du parfum et le charme de notre quartier avec l’ambiance qui en émane. Paterson, le dernier film de Jarmusch nous montre à merveille comment, au lieu de subir la routine, on peut se laisser bercer par celle-ci. Le réalisateur explique dans un entretien que son personnage « apprécie la routine : il aime se lever tous les jours à la même heure et s’habiller de façon identique, il n’a pas besoin de se poser de questions, tout est prévu. Cela lui donne la liberté de se laisser aller à regarder la ville et à écouter les conversations. ». Grace à la magie des sens : l’ordinaire redevient extraordinaire ; la routine n’est pas nécessairement négative.
Mais apprendre à goûter l’instant présent n’est pas simple. Cela demande de la volonté et du temps, du temps qu’il faut accepter de « perdre », du temps que l’on prend pour soi sans penser au travail, au dernier sms que l’on a reçu ou à la liste de choses qu’il nous reste à faire avant d’aller se coucher, et il n’y a rien de plus compliqué dans le flot incessant de nos vies. Alors les excès sont tentants pour oublier l’ordinaire de notre existence : alcool, drogue, sexe, achats compulsifs etc.. mais ce sont des évènements éphémères qui ne font souvent qu’amplifier la pénibilité du retour à la routine. David Foenkinos écrit dans La Délicatesse : « Les soirées peuvent être extraordinaires, les nuits inoubliables, et pourtant elles aboutissent toujours à des matins comme les autres. ». Ces évènements peuvent toutefois offrir une vie meilleure s’ils amènent la personne à un déclic suite à une rencontre, une overdose, une prise de conscience que la vie est précieuse et que les extrêmes ne sont jamais bons. Évidemment des évènement tels que faire la fête, voyager, acheter de nouveaux vêtements ou objets ne sont pas mauvais en soit, ils sont même bons pour le moral, cela permet de se détendre, de rencontrer de nouvelles personnes, de passer du temps avec celles qu’on aime, de se renouveler et peut changer notre façon de vivre le quotidien. Alors il faut apprendre à doser, comme le dit Julien Peron « tout est question d’équilibre ».
Enfin, l’extraordinaire est relatif et contextuel. Voltaire disait que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Je dirais qu’à même titre l’ordinaire des uns fait l’extraordinaire des autres. En effet, on s’est tous déjà surpris à admirer voire à envier un chanteur, un danseur, un styliste, un sportif ou autre personnalité connue car leurs vies ont l’air tellement extraordinaires ! Mais malgré le fait qu’elles vivent de leurs passions, au delà de l’écran, ces personnes subissent aussi une routine. Peut-être qu’elles ne supportent plus les tournées, les paparazzi, le fait de n’être considéré que comme personnalité publique et non comme personne à part entière et de sentir que leurs proches ne sont en fait intéressés que par leur célébrité ou leur fortune. La richesse, voilà une autre raison de penser que la vie de certaines personnes est extraordinaire. Être riche, c’est pouvoir acheter et faire ce que l’on veut quand on le veut. Oui mais est-ce-que cela rend heureux ? C’est l’exception qui nous fait savourer une nouvelle acquisition ou une activité. On vous offre demain un voyage à New-York, vous allez déborder de joie mais si vous voyagez tous les mois aux quatre coins du monde, vous apprécieriez moins l’offre car l’extraordinaire devient routine. Aussi, lorsque nous avons tout, nous n’avons plus de but à atteindre, plus de motivation, plus d’obligation pour atteindre ce but alors que le bonheur réside dans cette recherche de perfection. En effet, Jean Vanier écrit dans Le Goût du Bonheur « Le bonheur n’est pas ailleurs que dans l’activité. Une fois qu’un homme a découvert et expérimenté que le bonheur est dans une activité parfaite en vue d’un objet le plus parfait possible, il oriente sa vie dans sa durée vers cette activité là. ». Il est prouvé scientifiquement que pour ceux qui ont déjà satisfait les besoins essentiels : se nourrir, se soigner, se loger, s’habiller, se cultiver, élever et éduquer ses enfants, alors, l’argent ne fait plus le bonheur. Frédérique Lenoir écrit dans L’âme du Monde : « Notre monde actuel est pris dans une frénésie du « toujours plus », de l’activisme, de l’accumulation des richesses, alors que l’homme a besoin de bien peu de choses pour être heureux. L’essentiel de son bonheur ne relève pas de ses possessions, mais de la paix de l’âme »
Pour conclure, une vie meilleure est une vie heureuse et le bonheur réside dans de petites choses. En grimpant les échelons de la pyramide de Maslow (besoin physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime puis de s’accomplir) le bonheur se trouve dans les relations, les petites attentions, le travail, les passions, les découvertes, dans les belles et bonnes choses. Selon moi, l’idée n’est pas d’oublier le quotidien mais bien de le rendre meilleur. Comme je l’ai dit précédemment, les évènements qui sortent de l’ordinaire peuvent améliorer le quotidien à condition de ne pas tomber dans l’excès. Et à l’inverse nous pouvons retrouver l’extraordinaire dans notre quotidien en y portant à nouveau attention.
Alma Maria est une jeune youtubeuse qui a le don de nous montrer les petites choses de la vie comme des trésors rares, c’est rythmé, poétique et plein de douceur…
Il parle également du biomimétisme et de la Blue économy dans d’autres vidéos.
Voilà quelques réflexions sur le Bonheur tirées de la morale d’Aristote et reformulées par le philosophe Jean Vanier. Vous y trouverez des extraits sur ce qui nous aide à atteindre le Bonheur ou au contraire, ce qui nous éloigne de lui. Certaines citations seront peut-être difficiles à comprendre sans avoir lu le livre.
« La paix ne peut advenir tant qu’on ne cherche pas à combler l’abîme qui sépare les diverses cultures, les diverses religions, et jusqu’aux personnes différentes. »
« Être humain ne signifie pas simplement obéir à des lois qui viennent de l’extérieur de l’homme, mais atteindre sa maturité. Être humain, c’est s’accomplir le plus parfaitement possible. Si on ne s’accomplit pas, quelque chose est perdu pour l’humanité toute entière. »
« On vise d’autant mieux la cible qu’on la connaît.
Tant de gens à notre époque, et depuis toujours, ne s’intéressent pas à la cible, c’est à dire à la fin ultime de leurs actions. Ils sont mus par ce que tout le monde veut. Comme si leur famille, la société, les médias imposaient leur culture. Il sont pris par des projets à court terme qui les empêchent de réfléchir sur le but et le sens de la vie humaine. »
« Ce que nous cherchons à travers tous nos tâtonnements, ce bien suprême auquel nous tendons maladroitement porte un nom : le Bonheur. »
« L’homme est un corps, il est soumis aux changements, à la fatigue, à la maladie, à la mort, à mille besoins nécessaires au bon fonctionnement de son corps et de son âme. Le Bonheur n’est donc pas dans une séparation d’avec le corps ; il implique une intégration de son corps et de ses fragilités. »
« Le Bonheur n’est pas ailleurs que dans l’activité. C’est pour cette raison que l’activité contemplative constitue le Bonheur : elle est la moins fatigante de nos activités. »
« Une fois qu’un homme a découvert et expérimenté que le Bonheur est dans une activité parfaite en vue d’un objet le plus parfait possible, il oriente sa vie dans sa durée vers cette activité là. »
« Toutes les activités de notre vie prennent un sens à partir d’une activité principale, et on organise notre vie en fonction d’elle. Quand on saisit que certaines activités pénibles peuvent nous permettre de connaître une belle activité qui donne sens à toute notre vie, alors elles deviennent moins éprouvantes. »
« Si la vie est un accomplissement dans la durée, l’homme a du temps pour apprendre. L’évaluation morale ne peut être complète que si elle tient compte de la vie entière. »
« Les hommes ne naissent pas égaux, ils ont des capacités, des dispositions et des dons différents ; une santé qui varie d’un individu à l’autre ; une famille et une éducation différentes. Toutes ces choses qui semblent conditionner le Bonheur. Comment serais-je épanoui si je n’ai pas été éduqué à l’être ?
On ne peut pas seulement se reposer sur un caractère bien né, sur les talents ou une heureuse conjoncture. Il revient à l’homme de travailler son âme dans le sens de la vertu, c’est-à-dire de chercher à se développer humainement sur le plan de son caractère ou de son intelligence. »
« La plupart des hommes suivent leurs passions et ont du mal à sortir du conformisme. Aristote cherche dans le sens commun quelque chose de plus profond et pourtant partagé par tous : le bon sens. Cette opinion de l’homme ordinaire qui juge d’après sons sens naturel du vrai et du faux, et non sous l’influence des passions et des pressions de la propagande. »
« L’expérience des hommes joue un rôle fondamental dans leur éthique. »
« Avec Aristote nous nous trouvons donc devant une morale profondément humaine. Pour connaître et vivre cette morale, il ne s’agit pas de créer une nouvelle morale, de briller intellectuellement, mais de se mettre humblement à l’école de l’humain, d’interroger les hommes de son temps, des temps passés, les plus sages, qui ont le mieux réalisé leur humanité. »
Le conseil en image est l’art de façonner l’apparence pour en faire ressortir le meilleur. L’idée est d’accorder l’extérieur de soi avec l’intérieur afin de valoriser sa personnalité et donner envie aux autres d’en savoir plus. Le conseil en image permet de faire ressortir la personnalité de chacun, d’être en accord avec ce que l’on attend de soi ou de l’impact que nous voulons avoir sur les autres.
Le bien-être est un état agréable résultant de la satisfaction des besoins du corps et du calme de l’esprit. Le bien-être renvoie à deux principales désignations :
– La première est physique : Le bien-être physique est défini par la sensation d’une bonne santé physiologique générale, d’une satisfaction des besoins primordiaux du corps.
– La seconde fait référence au bien être psychologique qui est issu d’une évaluation personnelle et subjective. Laquelle peut provenir de perceptions ou satisfactions diverses, financières, professionnelles, sentimentales mais aussi de l’absence de troubles mentaux.
Autrement dit, pour se sentir bien il faut prendre soin de son corps et de son esprit entre autre en :
mais aussi en :
et également en :
Bien souvent le bien-être de l’esprit est lié à celui du corps, et inversement. C’est pourquoi il faut être attentif à l’un comme à l’autre en toute circonstance.
Pour conclure, le but de notre vie est d’être heureux, je laisse le soin au philosophe Christophe André de vous expliquer en quoi le bien-être est précurseur du Bonheur.
« Le Bonheur commence par le bien-être.
Avoir le ventre plein, être au calme, au chaud, sans menaces. C’est déjà parfait, c’est déjà Merveilleux de se sentir ainsi. Il est possible d’en rester là, mais le Bonheur va bien au-delà.
Si l’on prend conscience de ces instants de bien-être, si l’on se dit : « Ce que je vis est une chance, une Merveille », alors il se passe autre chose : le bien-être se transcende en Bonheur. Si j’ouvre mon esprit et si je savoure de toute ma conscience ce qui m’arrive de bon, si je me rend présent, alors l’impact sur moi de cet instant sera infiniment plus fort.»
C’est pourquoi je vous invite également à apprendre à méditer en pleine conscience.